Salines de Salies de Béarn (64)

Présent naturellement sous les Pyrénées depuis des millions d’années, le Sel de Salies-de-Béarn est

protégé en profondeur dans des eaux dix fois plus salées que l’eau de mer.

Il est obtenu par simple évaporation de ces eaux souterraines selon une méthode ancienne : dans une

poêle à sel. Sous l’effet de la chaleur, l’eau s’évapore et le sel cristallise. A la surface de l’eau,

apparaît alors la Fleur de Sel. Rare et très fine, elle est formée par la première cristallisation que

produit le refroidissement en surface. Elle est cueillie à la main dans des épuisettes et aussitôt mise

à égoutter.

Lorsque les cristaux de fleur de sel deviennent trop lourds pour flotter à la surface, ils se déposent

sur le fond de la poêle et rejoignent ainsi le Sel gros.

Le sel est « pêché » chaque jour puis égoutté et séché naturellement à l’air libre. Cette phase de

« repos » dure environ 3 mois.

Lorsque le sel et la fleur de sel sont suffisamment secs, ils sont conditionnés sur le lieu même de

fabrication. Ce mode de production authentique et traditionnel confère à ce sel 100 % naturel et

exceptionnellement riche en oligo-éléments, des qualités gustatives incomparables.

Il est utilisé depuis des siècles sur les tables du Sud-Ouest de la France. Il est toujours préféré à tout

autre sel par les professionnels de la salaison, notamment ceux du Jambon de Bayonne. En effet, le

Sel de Salies-de-Béarn est préconisé dans le cadre de l’IGP Jambon de Bayonne.

En Juin 2016 : Le Sel de Salies-de-Béarn a obtenu l’Indication Géographique Protégée (IGP) « Sel

de Salies-de-Béarn » .

Cette IGP témoigne des spécificités du sel de Salies de Béarn (tant au niveau des techniques de

production que de ses caractéristiques) et de leur lien avec l’aire géographique de production.

Elle garantit aux consommateurs la qualité et l’origine du sel de Salies de Béarn, dont les règles

d’élaboration sont spécifiées dans un cahier des charges homologué par la Communauté

Européenne.